SOPHROLOGIE - TEMOIGNAGE

Une jeune femme m'avait fait part de ses échecs répétés à l'épreuve du permis de conduire : trois tentatives infructueuses, cela fait beaucoup! Et elle m'annonçait qu'elle renoncerait définitivement si elle échouait encore. J'ai toujours aimé aider les personnes qui connaissent des difficultés, à la condition qu'elles veuillent vraiment s'en sortir.
Quelle que soit la méthode employée (yoga, sophrologie ou reiki), on retrouve la même exigence : la personne doit faire preuve d'ouverture d'esprit et de détermination. L'ouverture d'esprit, c'est accepter d'entendre que ce qui nous paraît ahurissant puisse néanmoins exister; la détermination, c'est l'application renouvelée malgré l'épreuve. Sans cela, on ne ferait que verser des seaux d'eau dans le désert. En vain!
Je lui enseignais donc une méthode couramment enseignée en sophrologie et parfaitement adaptée à sa situation. Elle permet de se projeter avec succès dans l'avenir. Quinze jours plus tard, je la revoyais radieuse au cours de yoga. Tout avait bien marché. Je lui demandais d'écrire son histoire afin que son témoignage puisse aider d'autres personnes, les inciter à garder espoir.
Son récit, que je vous livre ci-dessous, constitue à lui seul un enseignement.


TEMOIGNAGE :

-" Auriez-vous un conseil à me donner ? "
C’est la question que j’ai posée à mon professeur de yoga une semaine avant ma quatrième présentation au permis de conduire.
Pour se rendre compte de l’influence de la réponse qu’il m’a donnée, il me semble important de décrire brièvement le contexte.
Il m’a fallu 7 ans pour avoir mon permis de conduire : quatre auto-écoles différentes, deux passages à l’examen du code, quatre passages à l’examen de conduite, un véritable budget et surtout un vrai parcours intérieur. Sentiment d’échec, renoncement, résignation, larmes, manque de confiance en moi, remise en question se sont succédés et m’ont accompagné avec plus ou moins d’intensité pendant ces 7 années. Plus le temps passait, plus ce permis de conduire prenait de l’importance, était nécessaire, indispensable, pas pour le côté pratique, juste pour moi.
Ca y est, j’avais une date, je le passais pour la quatrième fois la semaine prochaine. Comment allais-je l’aborder cette fois-ci ?
Cela faisait 2 mois que j’étais inscrite au yoga. Je découvrais, je tâtonnais encore avec la pratique. Les cours me faisaient du bien, m’obligeaient à me poser, à respirer. Mon problème étant le stress de l’examen et non la conduite en elle-même, j’avais besoin de trouver ce qui m’aiderait à gérer mon émotion, mon manque de confiance, mon stress.
Peut-être que le yoga pourrait m’aider ? A la fin du cours, je me suis lancée et j’ai demandé conseil au professeur. Je m’attendais à une réponse portant sur les techniques de respiration à pratiquer avant et pendant l’examen.
A ma grande surprise, il m’a proposé de visualiser l’examen de façon positive. Comme un grand sportif avant un match. J’ai été étonnée de sa réponse, mais pourquoi pas !
Dans les premiers temps je ne l’ai pas bien vécu. C’était désagréable, comme une dose de stress que je m’obligeais à vivre avant l’examen. Et puis, je m’y suis tenue, je me suis obligée à décomposer les différentes étapes : l’arrivée sur le centre d’examen, la rencontre avec l’examinateur, l’installation dans la voiture, la conduite... Je me suis même permis de ressentir et d’imaginer la réussite à l’examen ! Je me suis imposée cet exercice tous les jours, en évacuant à chaque fois un peu plus le stress et les émotions. Je l’ai vécue comme une dose de sensations désagréables dont je me déchargeais un peu plus tous les jours au lieu de me présenter avec le jour de l’examen.
Et ça a marché ! Cette technique m’a vraiment servie. Je me suis permis de me faire confiance. Je me suis autorisée à l’avoir,ce permis…
Aujourd’hui, je conduis sans appréhension et avec plaisir.
Cette " visualisation positive " fait aujourd’hui partie de moi et je sais que je la réutiliserai…

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